Les Bijagos sont un archipel de quelque 80 îles au large de l’Etat de Guinée-Bissau, au sud du Sénégal. Ils ont été inscrits l’an dernier au patrimoine mondial de l’humanité afin d’en préserver l’extraordinaire diversité biologique et les cultures des peuples qui y vivent ; une bonne moitié de l’archipel est désormais interdite d’accès.
Seuls une dizaine d’îles sont habitées par les 30 000 Bijagos. Dispersés en petits villages isolés et vivant en quasi autonomie, ces peuples ont conservé inchangés leurs traditions, leurs mythes, leurs rites, et ce bien qu’ils soient en contact avec la « civilisation » du fait de quelques échanges commerciaux avec le continent.
J’ai eu la chance de passer avec des ethnologues quelques jours dans les Bijagos. Je voudrais partager cette expérience, et débattre avec vous de ces interrogations philosophiques : d’où vient le poids de la tradition ? Comment certains peuples résistent-ils aux bienfaits du monde moderne ? Est-il pertinent de comparer les modes de vie, et si oui, selon quels critères (liberté, éducation, santé, prospérité etc) ?
Le 5 février à 18h30, à la Bonne Franquette, 39 rue de la République à Noizay